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Travail et emploi

  • Le changement d’organisation sociale induit par la sobriété a aussi des effets sur les emplois.
  • La sobriété insiste sur la qualité de l’emploi, la soutenabilité des activités, et non sur la productivité. Une moindre consommation de biens et de services pourrait détruire des emplois dans les industries (de chimie, d’automobiles, etc.), mais il est possible d’en créer bien plus avec la relocalisation des activités, les commerces et services de proximité ou encore des modes de production agricole écologiques et plus intensifs en emplois. Les secteurs de la formation, de la santé, de la culture et du social voient également leur recrutement augmenter en raison d’un report vers les activités éducatives et culturelles et le développement des services à la personne. Ces évolutions créent donc des postes en région, non délocalisables.
  • Les petites et moyennes entreprises (PME) se renforcent et constituent les principaux employeurs, avec les structures coopératives qui laissent plus de place à la participation et à l’implication des salariés. La sobriété promeut une vision du travail qui reprend possession de son temps, de sa force de travail et de son œuvre, en misant sur un retour grandissant de l’artisanat et en valorisant l’autonomie et les activités gratuites (partage, don,…). Une réflexion peut d’ailleurs s’amorcer sur le temps de travail, qui peut être partagé différemment, ou sur un salaire universel, afin de sortir du cercle de la croissance à tout prix pour vaincre le chômage.